Organbidexka

En bref


Localisation :


Commune : Larrau (Pyrénées-Atlantiques, 64)
GPS (WGS84) : 43° 02' 07" N / 01° 01' 15" O / Altitude : env. 1283 m.

Type d'espace :


Propriété indivise de la Commission Syndicale du Pays de Soule.
Soumis au régime forestier
Zone de Protection Spéciale
Zone Spéciale de Conservation

Type de milieu :

Pelouse en lisière de hêtraie montagnarde

Le col d’Organbidexka est situé au Pays Basque dans les Pyrénées-Atlantiques, à 1283 mètres d'altitude. Au cœur de la forêt d’Irati, plus grande hêtraie européenne, il offre une vue imprenable sur la Haute-Soule et le piémont oriental du Pays basque.

Au pied du Pic d’Orhi, plus haut sommet de ce pays, les pâturages herbeux le disputent aux crêtes rocailleuses et landes à bruyères pour composer une mosaïque de paysages dont la magnificence évoluera jusqu’à l’automne finissant, de la verdeur de l’été aux premières neiges, en n’oubliant pas les camaïeux des feuillages d’octobre.

Levers et couchers de soleil, moments d’émotion, inondent les montagnes de lueurs violettes, rouges ou roses tandis que migrent le premier Balbuzard pêcheur ou le dernier Busard des roseaux de la journée.

La forêt d’Irati offre au visiteur avide de vastes forêts, un ensemble particulièrement attrayant où les torrents peuplés par le Cincle plongeur, le Desman des Pyrénées ou l’Euprocte des Pyrénées serpentent au travers des fûts de hêtre, domaine des Pics noirs et à dos blancs, où les chanceux et les patients pourront entendre le brame d’un cerf.

 Sur les crêtes rocheuses, on pourra apercevoir le Merle de roche. Les rapaces locaux sont également de la fête. Le Vautour fauve en carrousel majestueux est sans nul doute le seigneur des airs. Le Gypaète barbu, beaucoup plus rare, survole néanmoins régulièrement le Col d’Organbidexka. On pourra parfois voir sans jumelles les moustaches qui lui ont donné son nom.
 
Intérêt ornithologique, espèces emblématiques

Le site présente un intérêt marqué pour l’observation de la migration des rapaces, grue, cigognes et pigeons. Mais de très nombreuses espèces de passereaux peuvent également y être rencontrées. Ces dernières espèces ne font plus aujourd‘hui l’objet d’un suivi régulier en raison de la trop grande dépendance du phénomène aux conditions météorologiques.

Historique du suivi et calendrier

En 1979, un programme d’étude de la migration d’automne des oiseaux à travers les Pyrénées est initié par l’association Organbidexka Col Libre. L’objectif de cette opération est triple  :
 
• étudier les flux migratoires en vue de déceler les changements des populations,
• étudier l’impact de la chasse aux pigeons sur l’ensemble des espèces migratrices,
• informer le public sur le fabuleux phénomène de la migration et sur les dommages que fait subir à l’avifaune européenne et aux milieux montagnards pyrénéens une chasse sans cesse plus envahissante et plus performante.
 
Depuis 2008, l’organisation du suivi est assuré par la LPO aquitaine.

Le suivi de la migration du Milan royal sur les trois sites du Pays basque les plus importants pour la migration transpyrénéenne de cette espèce a, par exemple, permis de détecter une baisse très sensible des effectifs corroborant ainsi les études menées sur certaines zones de reproduction.
 Le programme consiste dans le suivi journalier, du 15 juillet au 15 novembre, du lever au coucher du soleil, de la migration des grandes espèces d’oiseaux (rapaces, grues, cigognes, pigeons). A chaque période, ses espèces. Si les migrations des Milans noirs à la mi-août ou des Bondrées apivores fin août sont spectaculaires par les effectifs concernés, d’autres époques permettent l’observation d’une diversité d’espèces. Certains jours, l’observation de vingt espèces de rapaces plus des cigognes noires ou blanches, des grues, des milliers de passereaux, de pigeons et toutes espèces locales dont le mythique Gypaète barbu ou le rarissime Pic à dos blanc.
Organbidexka, le plus oriental des sites pyrénéens, est l’un des trois plus importants sites de migration d’Europe occidentale avec Falsterbo en Suède et le Détroit de Gibraltar.

Modalités d'accueil

A mi-chemin entre Saint-Jean-Pied-de-Port et Tardets, le site est facilement accessible en voiture. A partir de Saint-Jean-Pied-de-Port, suivre la direction des Chalets d’Irati, le col se situant 300 mètres en contrebas de ces derniers. Il est également possible d’aller chercher les bénévoles venant pour plusieurs jours à la gare de Saint-Jean-Pied-de-Port. Pour participer au comptage, nul besoin d’être un ornithologue professionnel. Sur place, les permanents l’Observatoire Régional de la Migration des Oiseaux en Aquitaine sont à même de garantir l’acquisition des connaissances minimales nécessaires. Tous, quel que soit leur niveau, peuvent apporter votre contribution

 

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